Qui suis-je?

 

Bon, c'est moins facile de parler de moi que de mes animaux.

Que dire?

Je suis née le 12 novembre 1977 à Grenoble, mais ai en fait grandi à Marseille et dans sa région.

Dès que j'ai pu parlé, mes parents ont su que j'aimais les animaux et que "quand je serai grande je serai vétérinaire". D'ailleurs pour me faire manger la seule chose qui marchait c'était de me lire l'histoire du vétérinaire qui sauvait le bébé koala malade dans son eucalyptus. Bref, je n'en ai jamais démordu et je suis devenue docteur vétérinaire diplomée de l'école Vétérinaire d'Alfort en mai 2001. C'était surtout la perspective de pouvoir avoir mon chien pendant l'école qui m'avais motivée je dois dire.

Mais finalement, ce n'était pas l'exercice de la médecine vétérinaire qui était mon destin. J'ai choisi une autre voie, celle du Ministère des finances et de son réseau diplomatique à l'étranger: les désormais services économiques d'Ambassades. Je vous passe les détails pour en arriver là car ce n'est pas l'objet ici, mais des chevaux qu'il s'agit!

En tout cas, c'est pendant mes études vétérinaires que je me suis mise à monter à cheval. J'en avais toujours eu envie petite bien sur, mais comme j'avais une scoliose, ça n'a jamais paru une bonne idée à mes parents. Bref, après une année de horse ball et d'équitation au club de l'école, j'ai vite compris que les cours de 15 en manège n'étaient pas faits pour moi. Ca tombait bien car un joli trotteur noir m'attendait dans les boxes de l'école vétérinaire. Il s'appelait Cracq, c'était un réformé des courses qui n'avait jamais vraiment percé. Il avait été récupéré par la chaire d'équine afin de servir de cheval de travaux pratiques. Il n'avait aucune pathologie particulière ce qui lui permettait d'être monté. Après des entrevues à droite à gauche on me donna l'autorisation de m'occuper de Cracq quand j'en avais envie (c'est toujours mieux qu'un cheval qui ne fait rien dans son boxe, merci M. Denoix). Voilà comment j'ai appris à monter à cheval aidée par Véronique et Domitille qui elles bonnes cavalières me donnaient des conseils. Je suis même arrivée à faire passer des obstacles à Cracq. Puis Cracq est parti en Normandie et moi à Lyon. J'adorais les frisons, alors je me suis mise à l'attelage en 2001. J'ai commencé à Normandie, et dès que j'ai eu mes premières guides en main je n'ai plus pensé qu'à ça.

J'ai fait de l'attelage de façon intensive, me débrouillant toujours en dehors des stages ou des cours réguliers pour apprendre en tant que groom (échanges de bons procédés!). Poussée par Domitille j'ai tenté le tout pour le tout en postulant pour un stage au Haras du Pin, à l'époque où les formations ouvertes à l'extérieur n'existaient pas encore et où Louis Basty se consacrait surtout à ses compétitions.

Ca a payé: j'y suis allée par la suite 1 à deux fois par an, y compris avec Nino une fois que je l'ai eu, et j'ai découvert et appris énormément de choses, grâce au savoir et à la pédagogie extraordiniare de Louis, fait mes débuts en tandem et en attelage à 4, et obtenu mon galop 7 d'attelage en 2006. Aujourd'hui c'est peut-êre ce qui me manque le plus !

C'est l'attelage qui m'a fait découvrir le dressage car c'est par cette discipline que j'ai appris ce que l'on recherche dans le dressage du cheval, l'équilibre, la bonne attitude, la rectitude la mobilisation du dos et de l'arrière main. J'ai appris aussi les longues rênes, très utiles pour diversifier le travail, apprendre de nouvelles choses, mettre le cheval en confiance, le tout, en soulageant son dos, puisque sans cavalier.

En 2004, je souhaitais atteler mon propre cheval et me suis mise à la recherche de MON lusitanien, au Portugal notamment car je ne trouvais pas ce que je recherchais en France.  Je l'ai finalement trouvé en avril 2005. En novembre de la même année, à 3 ans, il était attelé.

Au Portugal, où j'ai habité 4,5 ans de 2007 à 2011, j'ai eu la chance de rencontrer Carlos Tomas, écuyer de l'école portugaise d'art équestre; il est devenu mon professeur.  Je me suis alors concentrée sur le dressage que j'ai appris à découvrir lorsque j'ai commencé à monter sérieusement, c'est à dire 2 ans avant d'avoir Nino. Mais pas facile de perdre tous ses vilains défauts après tant d'années à faire l'autodidacte! Et puis avec les chevaux rien n'est jamais parfait on cherche toujours à améliorer une position ou un mouvement, dans la douceur et l'harmonie cheval/cavalier.

Vous l'aurez compris c'est donc là que j'en suis: apprendre au cheval et apprendre par le cheval, développer une complicité avec mes chevaux, chercher l'harmonie par la douceur, se dépasser et se remettre en cause.

Ultime stade, tout nouveau pour moi: la reproduction. Qu'il est amusant d'étudier les lignées ou les morphologies des lusitaniens, d'étudier la génétique des couleurs, tout celà dans un seul but: essayer de produire le cheval parfait, qui n'est en fait rien d'autre que celui qui me fait rêver!

 

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site